
En France, une unité mobile hospitalière (UMH) est un véhicule armé par un service mobile d'urgence et de réanimation (SMUR) ; on parle aussi parfois de d'Unités mobiles de soins intensifs ou UMSI.
Une UMH peut être :
- une ambulance, équipé de tout le matériel et médicaments permettant une prise en charge sur place d'une victime et son transport ;
- une voiture de type break (véhicule radio-médicalisé, VRM, ou véhicule léger médicalisé, VLM), possédant le même matériel médical ; le transport est alors effectué dans une ambulance privée ou un véhicule de secours et d'assistance aux victimes des sapeurs-pompiers ;
- un hélicoptère, soit dédié aux mission sanitaire, soit dans lequel on charge le matériel conditionné.
L'UMH peut avoir deux rôles :
Les interventions des UMH se font sous la régulation du SAMU.
L'équipage d'une UMH est réglementairement composé d'un médecin urgentiste, d'un infirmier et d'un ambulancier. Cependant, pour les situation ne nécessitant pas la présence d'un médecin (notamment pour certains transports secondaires), une UMH peut avoir un effectif réduit à un infirmier et un ambulancier.

Une ambulance est un véhicule permettant de transporter des personnes malades ou blessées vers un hôpital ou une clinique.
Une ambulance dispose généralement des outils nécessaires aux premiers soins des éventuels blessés.
Les ambulances sont des véhicules prioritaires au regard des règles du code de la route.
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En France, le terme « ambulance » est réservé aux véhicules ayant à leur bord au moins un titulaire du certificat de capacité d'ambulancier (CCA) et permettant le transport allongé. Cela comprend :
- les véhicules des sociétés privées titulaires d'un agrément de transport sanitaire permettant le transport allongé ; les véhicules de ces sociétés permettant le transport assis ne sont pas des « ambulances » mais des « véhicules sanitaires légers » (VSL) ;
- les véhicules d'intervention du Smur (Service mobile d'urgence et de réanimation), également appelées « unités mobiles hospitalières » (UMH) ;
- les « ambulances de réanimation » (AR) de la Brigade des sapeurs-pompiers de Paris (BSPP).
En particulier, les véhicules suivants ne sont pas des ambulances au sens réglementaire :
- les « véhicules de secours et d'assistance aux victimes » (VSAV) et les anciens « véhicules de secours aux asphyxiés et aux blessés » (VSAB) des sapeurs-pompiers ;
- les véhicules « premiers secours relevage » (PSR) et « premiers secours évacuation » (PSE) de la Brigade des sapeurs-pompiers de Paris ;
- les véhicules de transport sanitaire de l'armée (véhicules kaki avec une croix rouge sur fond blanc).
Tous ces véhicules (ambulances, VSAB, VSAV, PSR et PSE, véhicules sanitaires de l'armée) sont regroupés sous le vocable « véhicules adaptés au transport sanitaire ».
Le décret n° 87-965 du 30 novembre 1987 relatif à l'agrément des transports sanitaires terrestres (NOR:ASEP8701205D) distingue quatre type de véhicules adaptés au transport sanitaire :
- catégorie A : ambulance de secours et de soins d'urgence (Assu) : ce sont des ambulances dans lesquelles le personnel peut tenir debout ; seules ces ambulances peuvent servir aux interventions d'urgence (garde départementale des ambulanciers privés et unités mobiles hospitalières) ;
- catégorie B : voiture de secours aux asphyxiés et blessés (VSAB) ;
- catégorie C : ambulance : ces véhicules permettent le transport allongé du patient et le transport assis de l'ambulancier à ses côtés ; du fait de la place réduite, ils ne permettent pas d'effectuer des soins pendant le transport ;
- catégorie D : véhicule sanitaire léger : simple voiture sans aménagement particulier.
Les catégories A, B et C sont des véhicules dits « spécialement aménagés » et doivent répondre à la norme NF EN 1789 de décembre 1999.
Les ambulances privées (catégories A et C) sont des véhicules d'intérêt général bénéficiant de facilités de passage, et sont donc équipées :
- de feux bleus à éclat (flashs) ;
- d'un avertisseur sonore (sirène) à trois tons (pin-pon-pin...pin-pon-pin...).
Les UMH du Smur, les AR de la BSPP (catégorie A) et les VSAV (catégorie B) sont des véhicules d'intérêt général prioritaires, et sont donc équipés :
- de feux bleus tournant (gyrophares) ;
- d'un avertisseur sonore (sirène) à deux tons (pin-pon-pin-pon).
Les VSL (catégorie D) ne bénéficient d'aucune disposition spéciale du code de la route.

Un véhicule radio-médicalisé, ou VRM, est un véhicule léger (voiture) avec à son bord un médecin et du matériel permettant des interventions d'urgence, en contact avec la régulation médicale par radiotéléphonie. On parle aussi de véhicule léger médicalisé ou VLM.
En France, il existe deux type de VRM :
- les VRM sapeur-pompier, rouges, avec à leur bord un médecin sapeur-pompier (MSP) ;
- les VRM des services mobiles d'urgence et de réanimation (smur), qui sont des unités mobiles hospitalière et ont donc à leur bord un médecin urgentiste, un(e) infirmier(e) et un ambulancier.
L'envoi d'un VRM est complémentaire de l'envoi d'une ambulance ou d'un véhicule de secours et d'assistance aux victimes (VSAV) ; le personnel médical et son matériel vient alors équiper l'ambulance ou le VSAV.
