Mercredi 17 janvier 2007
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Article réalisé par , Stéphanie infirmière DE et mis en ligne par Isabelle
Le plan rouge
Définition : plan de secours destiné à lutter contre une catastrophe à effets limités. C’est un concept tactique et opérationnel qui doit pouvoir s’adapter très rapidement à toutes les situations pour lesquelles il a été conçu.
« LE PLAN ROUGE, MALGRE SES REGLES, N’EST PAS UNE STRUCTURE FIGEE »
Concept tactique
Les commandements
Quand déclencher un plan rouge?
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Feux de grande intensité.
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Feux d’hôpitaux, de maison de retraites.
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Effondrement d’immeubles.
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Exploions.
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Accidents du trafic routier, ferroviaire ou aérien.
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Attentats, prise d’otages.
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Accidents technologiques, nucléaires, radiologiques, biologiques, chimiques.
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Catastrophe naturelle.
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Notion de nombreuses victimes réelles et potentielles.
REALISATION
1ers intervenants
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Première reconnaissance : évaluer la situation géographique, les difficultés, les dangers éventuels, les victimes. estimer le type et le volume des renforts.
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Premiers sauvetages.
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Demande le déclenchement du plan rouge.
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Donne un point de rendez vous des secours.
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Évalue la composante de l’intervention, le nombre et la gravité des victimes.
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Détermine avec le COS l’emplacement du PRV, du PMA, et le point de rassemblement des moyens.
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Coordonne et fait prendre en charge les détresses vitales.
DECLENCHEMENT DU PLAN ROUGE
Envoi des différents intervenants et du matériel (1er échelon)
Le COS se présente sur le site.
Il se renseigne sur l’intervention auprès du 1er COS et prend son relais :
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Fait une reconnaissance et demande des moyens supplémentaires si nécessaire.
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Organise les secteurs et désigne les officiers responsables des secteurs, du ramassage, du PMA et de l’évacuation.
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Coordonne l’action des différents services.
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Supervise la mise en place des structures de commandement et renseigne les autorités.
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DSIS : chaîne sauvetage = brassard jaune.
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Reconnaissance, sauvetage, extinction.
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actions :
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lutter contre le sinistre initial et contre ses effets directs et indirects.
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mettre en œuvre tous les moyens de recherche, de dégagement et de soins aux profits des victimes.
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Sur les lieux du sinistre, il peut y avoir plusieurs secteurs avec un chef par secteur.
LA CHAÎNE MEDICALE
LE RAMASSAGE (chasuble rouge)
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Un officier désigné par le COS et à disposition du DSM.
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Les pompiers (brassards rouges).
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Assure le relevage des victimes et le transfert vers le PMA (petite noria), suite logique des opérations de dégagement : poursuivre et compléter les premiers gestes.
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Assure la médicalisation de l’avant sur ordre du DSM, au bénéfice des urgences absolues (UA) : gestes simples et salvateurs.
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Assure les amputations et les nécrotomies de dégagement en cas d’absolue nécessité.
CRITERES D’IMPLANTATION DU PMA
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Sécuritaire : à l’abri du sinistre et de ses conséquences
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Accessible : avec un accès large, repérable et une sortie indépendante
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Ergonomique : vaste
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« confortable » : éclairé, chauffé
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Proximité : du ramassage et des postes de commandements.
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Si cela est possible, il faut préférer un bâtiment en dur : adresse connue, eau, téléphone, électricité, toilettes, meubles…
LES MOYENS
Il est désigné par le DSM.
Si plusieurs PMA= plusieurs médecins chefs PMA
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1 officier chargé de toute la logistique.
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Le médecin régulateur du SAMU (encadrement), désigné par le médecin chef du SAMU localement concerné. Il est responsable de la recherche des places hospitalières et est en contact permanent avec le médecin chef du PMA.
A L’ENTREE
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Médecin trieur :
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Catégorisation des victimes.
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Vérification de la pose de la fiche de liaison.
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Numérotation et enregistrement des victimes.
Le tri permet de définir le degré d’urgence à l’évacuation ou à l’intervention chirurgicale.
L’examen clinique doit être précis, rapide, à pansements ouverts, et être effectué par un praticien confirmé.
AU MILIEU
Moyens médicaux et paramédicaux mis à disposition par le DSM.
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Pompiers (brassards blancs)
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Moyens secouristes autres. (croix rouge, protection civile, ambulances privées…..)
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Accompagnement logistique :
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UA : urgences absolues.
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UR : urgences relatives.
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En dehors du PMA
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La CUMP : cellule d’urgence médico-psychologique. Sous l’autorité du DSM et la responsabilités de psychiatres assistés de psychologues.
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Le regroupement des impliqués sous l’autorité du DSM et confié aux secouristes.
A LA SORTIE
Récupérer les fiches d’évacuation et vérifier qu’elles soient complètes. Il doit y avoir autant d’entrées que de sorties.
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Numéro PMA et patient
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Catégorisation
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Destination
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Vecteur d’évacuation
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Heure de départ
L’EVACUATION (grande noria)
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1 officier responsable, désigné par le COS sous l’autorité du DSM (chasuble bleue)
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Pompiers (brassards bleus)
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Gestion des vecteurs d’évacuation médicalisés, non médicalisés, héliportés
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La régulation est à la charge du SAMU
L’évacuation est une finalité qui ne doit pas être retardée.
LES MOYENS ANNEXES
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L’officier de presse:
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Formé aux contacts avec les médias
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Organise des points presse à intervalles réguliers
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Il est le seul habilité à donner des informations aux médias sur les lieux de l’intervention
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La liste des victimes :
A LA FIN DE L’INTERVENTION
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Réunion de synthèse à « chaud »
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Présidée par le COS, elle réunit les principaux intervenants
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Etablie la liste définitive des victimes qui est transmise au préfet
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Débriefing interne de l’équipe +++
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Puis débriefing à froid avec tous les intervenants avec possibilités d’un suivi psychologique
CONCLUSION
CRITERES DE REUSSITE :
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Rapidité dans la mise en place des moyens
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Organisation rationnelle du commandement
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Emploi de moyens suffisants et adaptés
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Coordination dans la mise en œuvre des moyens